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Indonésie

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Drapeau Indonésie





L'Indonésie est une mosaïque de peuples et d'ethnies où se côtoient musulmans, chrétiens, bouddhistes, hindouistes et animistes. Chacun vit à son rythme, du plus traditionnel au plus frénétique. L'Indonésie, c'est aussi une multitude d'îles, égrenées au milieu de l'Océan Indien aux eaux capricieuses. La nature n'est pas en reste : dans les jungles impénétrables de Sumatra évoluent toujours tigres, éléphants, serpents ou orangs-outans. À Java, les montagnes volcaniques rivalisent de paysages extraordinaires. Nusa Tenggara et Sulawesi sont des îles hors norme, qui se protègent férocement des cultures étrangères. Vous l'aurez compris, cette île à la végétation luxuriante est fascinante. Généreuse et multiculturelle, elle invite le voyageur au dépaysement ... et c'est réussi.

Carte d'identité

- Superficie : 2 028 000km² ; 5 160 km d'est en ouest et 1 760 du nord au sud, soit presque 4 fois l'étendue de la France.
- Population : 245 500 000 habitants.
- Age moyen, espérance de vie : 27 ans, 70 ans.
- Capitale : Jakarta. Plus de 9 millions d'habitants, et 12 millions s'il s'agit du très grand Jakarta, la conurbation Jabotabek. 21 millions d'habitants prévus en l'an 2015 !
- Autres grandes villes : Yogyakarta (Java), Surabaya (Java), Medan (Sumatra), Macassar (Sulawesi), Denpasar (Bali).
- Nombre d'îles : l'archipel indonésien, le plus vaste de la planète, compte environ 13 000 îles, dont près de 6 000 sont habitées.
- Monnaie : roupie indonésienne ( rupiah). Sigle : Rps.
- Langues : le bahasa indonesia (langue officielle), proche du malais, et 250 langues ethniques et dialectes. Anglais utile.
- Régime politique : république dotée d'un régime présidentiel. Président élu le 20 septembre 2004 : Susilo Bambang Yudhoyono (surnommé SBY).
- Religions : l'Indonésie est le premier pays musulman du monde, avec environ 200 millions de croyants (87 % de la population). L'islam tendance sunnite y est la religion d'État, mais les lois républicaines et les lois religieuses restent distinctes. En outre, on trouve plusieurs minorités chrétiennes, catholiques et protestantes (9 % au total), en Pays toraja (Sulawesi), en Pays minahasa (nord-est de Sulawesi), à Sumatra (les Bataks du lac Toba), à Timor, aux Moluques. Le bouddhisme et l'animisme sont toujours vivaces. L'hindouisme est fortement représenté à Bali.
- Groupes ethniques : environ 300 ethnies différentes. Sulawesi en compte une trentaine à elle seule.
- La plus grande fleur du monde, la rafflesia, fleurit chaque année dans la forêt tropicale de Sumatra. Elle peut atteindre 1 m de diamètre.
- Sites classés au patrimoine de l'Unesco : le parc national d'Ujung Kulon (Java), Borobudur (Java), Prambanan (Java), le site des premiers hommes de Sangiran (Java) et le patrimoine des forêts tropicales ombrophiles (Sumatra).
- Économie : en raison de la crise, certains de ces chiffres risquent de devenir obsolètes dans les années à venir. Le salaire mensuel d'un ouvrier d'usine est d'environ 80 euros, et celui d'un cadre de 800 euros€. Revenu moyen annuel : moins de 3 000 euros. 12 % du territoire sont cultivés, 58 % sont couverts de forêt dense, 30 % sont couverts de savane. 3e producteur mondial de riz. L'Indonésie est le 3e producteur mondial de riz, le 3e producteur mondial de café, le 7e producteur de thé, le 8e producteur de pétrole.

Avant le départ

Adresses utiles

En France

- Ambassade d'Indonésie : 47, rue Cortambert, 75116 Paris. Tél. : 01-45-03-07-60. Fax : 01-45-04-50-32. Internet : www.amb-indonesie.fr. M. : Passy. Ouvert du lundi au vendredi de 9 h à 12 h 30 pour toute demande de visa. Pas de demande à distance. Formulaire téléchargeable sur le site Internet.
- Consulat d'Indonésie : 25, boulevard Carmagnole, 13008 Marseille. Tél. : 04-91-23-01-60 ou 04-91-71-40-32. Internet : www.indonesia-mrs.com. Ouvert du lundi au vendredi de 9 h à 13 h et de 14 h à 17 h.

En Belgique

- Ambassade d'Indonésie : avenue Tervueren, 294, Bruxelles 1150. Tél. : 32-2-771-20-14. Fax : 32-2-771-33-47. Service d'information touristique ouvert du lundi au vendredi de 9 h à 17 h. Pour toute demande de visa : ouvert du lundi au vendredi de 9 h à 12 h 30.
- Consulat d'Indonésie : Bloemenlei, 5, 2950 Kapellen, Anvers. Tél. : 32-3-605-60-77. Fax :03-605-60-39.

En Suisse

- Ambassade et consulat d'Indonésie: 51, Elfenauweg, 3006 Berne. Tél. : 031-352-09-83 ou 84. Fax : 031-351-67-65. Internet : www.indonesia-bern.org. Pour toute demande de visa, ouvert du lundi au vendredi de 9 h à 12 h.

Visa et passeport

Attention : un visa touristique est obligatoire pour une cinquantaine de pays dont la France, la Belgique et le Canada. Deux possibilités pour l'obtenir :
- Avant votre départ, auprès de l'ambassade d'Indonésie. Il coûte 50 € et il est valable 60 jours, non renouvelable. Passeport valable plus de 6 mois à la date de retour en France, formulaire rempli (téléchargeable sur le site Internet) à fournir, ainsi qu'une photo (2 depuis la Suisse) et une copie des billets d'avion aller-retour.
- On peut également se procurer le visa lors de l'arrivée en Indonésie (soit valable 7 jours à 10 US$, soit valable 30 jours seulement et non renouvelable sur place à 25 US$ - soit 21 euros environ) dans les aéroports de Jakarta, Denpasar, Medan, Manado, Padang et Surabaya. On vous conseille d'avoir l'appoint en dollars et de ne pas régler en euros car le taux de change à l'aéroport est relativement bas. N'hésitez pas à appeler le consulat pour toute information complémentaire ou à vérifier sur le site Internet de l'ambassade de France.

Vaccins

- Aucun n'est obligatoire pour les voyageurs en provenance de l'Europe, mais il est recommandé de se faire vacciner contre la fièvre typhoide (vaccin Typhim Vi, validité : 3 ans) et les hépatites A et B, et de vérifier que l'on est toujours immunisé par le vaccin tétanique poliomyélitique et diphtérique. Pour les longs séjours (plus d'un mois), dans les zones rurales ou en contact avec des animaux, prévoir de se faire vacciner contre la rage, la méningite A et C et l'encéphalite japonaise.
- Traitement antipaludique indispensable actuellement pour toute l'Indonésie, sauf les grandes villes, Bali et Java. En Indonésie, la transmission du paludisme ne se fait que la nuit et en dehors des grandes villes.

Bagages et vêtements

- Un bagage léger est indispensable. Mieux vaut laisser certaines affaires chez soi et s'équiper sur place plutôt que de s'encombrer inutilement.
- N'emporter que le strict minimum. On trouve (à Bali notamment) des vêtements appropriés au climat à des prix ridiculement bas.
- En revanche, Berthe au grand pied et son frère ont tout intérêt à s'équiper en chaussures avant de partir ! Les Indonésiens sont fiers de leurs petits petons, et il est rare de trouver des tailles supérieures au 42/43 (sauf dans les grands centres comme Jakarta).
- Éviter les tissus synthétiques, ils ont tendance à irriter la peau à cause de l'humidité et de la chaleur. Les tissus « lourds » ont du mal à sécher dans ce climat. Préférer d'amples vêtements en coton.
- Prévoir un pull, un K-Way, de bonnes chaussures de marche et une écharpe. Indispensable pour faire de la moto, mais aussi et surtout pour se ceindre la taille lors de la visite des temples à Bali ; sinon, il faut payer à chaque fois une location. Un pull et un blouson seront nécessaires en altitude, en montagne et sur les volcans, surtout la nuit.
- Si l'on doit se rendre dans un bureau ou dans une administration, il est indispensable d'être correctement vêtu pour être pris en considération et pour obtenir satisfaction. Des affiches officielles, avec dessins à l'appui, indiquent ce qu'il convient de porter.
- En règle générale, évitez de choquer les Indonésiens en exhibant votre anatomie sous prétexte qu'il fait chaud. Les Indonésiens associent shorts, T-shirts et autres vêtements courts à la pauvreté. Ils pourraient prendre cela comme une moquerie ou un manque de respect. Restez sobre et modeste en toute circonstance.
- Un couvre-chef et des lunettes de soleil sont quasiment obligatoires. Le soleil tape fort en Indonésie, munissez-vous donc de crème solaire, vendus partout sur place.
- On vous conseille d'acheter sur place un sarong, aux multiples usages (pour la plage, comme turban, comme foulard …).
- Pour ceux qui voyagent hors des sentiers battus et dans les petites îles, un minisac, une gourde, une lampe électrique, une moustiquaire et un sac de couchage sont essentiels pour partir à l'aventure.
- Avant de boucler vos valises, n'oubliez pas d'y glisser boules Quiès (contre les réveils brutaux dû aux aboiements des chiens, aux chants des coqs à Bali et aux appels à la prière du muezzin à Java et dans la plupart des îles), serviettes de toilettes (il n'y en a pas dans tous les losmen, ces petits hôtels locaux), lampe de poche, canif (pour peler les fruits), pharmacie personnelle, photocopies des billets d'avion, passeport et récépissé comportant les numéros des chèques de voyage.

Argent

Argent, banques, change

Monnaie

- La monnaie nationale est la roupie indonésienne ou rupiah (Rps), et vu sa valeur, il n'y a pas de subdivision. En effet, fin 2006, une rupiah valait environ 0,00008 euros ! Autrement dit, pour 1 euro, on obtenait environ 11 500 Rps.
- Il n'existe aucune forme de restriction : on peut entrer ou sortir avec autant d'euros, de dollars ou de chèques de voyage que l'on veut.

Change

Si, en Indonésie, le dollar conserve un aspect plus familier que l'euro, ce dernier s'échange désormais un peu partout, et à un taux aussi avantageux que celui du billet vert. Inutile donc, à notre avis, de partir avec tout son budget converti en dollars. De plus, on peut généralement payer en rupiahs ce qui se paie habituellement en dollars, comme les excursions proposées par les agences de voyages locales.
Attention, en dehors des endroits suffisamment fréquentés tels que Java, Bali, Sulawesi ou Sumatra, on vous conseille quand même d'avoir quelques dollars en poche. De même, les travellers' cheques en dollars restent un peu plus couramment utilisés que ceux en euros.
- Aucun problème pour changer l'argent liquide et les chèques de voyage dans les lieux touristiques ou les grandes villes. L'opération se fait soit dans les banques, soit dans les bureaux de change ( money changers). Ici, pas de commission, simplement le taux est plus ou moins intéressant.
À noter que celui des travellers' cheques est presque toujours inférieur à celui du cash. Les banques offrent souvent un meilleur taux que les bureaux de change, mais mieux vaut comparer. En revanche, elles ferment plus tôt (vers 15 h) et ne sont pas ouvertes le week-end. De plus, en dehors des grandes villes, on en trouve moins facilement. Moralité : n'hésitez pas, quand vous voyez une banque importante, à changer une quantité importante d'argent, ce qui vous permettra de tenir un bon bout de temps, surtout si vous devez ensuite aller dans des endroits reculés où le change peut poser problème.
- Si vous emportez des espèces, veillez à ce que vos billets soient en bon état dans le cas contraire, vous risquez de vous les voir refuser. Évitez les dollars d'avant 1990, curieusement dépréciés !

Cartes de paiement

On peut retirer de l'argent dans de nouveaux distributeurs dans les grandes villes. Attention, petite commission à chaque retrait (en demander le montant à votre banque).

Budget

L'Indonésie est devenue une destination vraiment très bon marché. À deux, en logeant dans les petits hôtels modestes, il est tout à fait possible de s'en sortir avec 100 000 Rps (soit un peu moins de 9 euros!) par jour et par personne, transport non compris. Bali est un cas à part (se reporter à la fiche destination spécifique).

Logement

Les prix sont donnés pour une chambre double :
- Très bon marché : jusqu'à 25 000 Rps (2,20 euros).
- Bon marché : de 25 000 à 50 000 Rps (2,20 à 4,30 euros).
- Prix moyen : de 50 000 à 100 000 Rps (4,30 à 8,70 euros€).
- Chic : de 100 000 à 200 000 Rps (8,70 à 17,40 euros).
- Plus chic : de 200 000 à 400 000 Rps (17,40 à 34,80 euros).
- Encore plus chic : à partir de 400 000 Rps (34,80 euros).

Restaurants

Ici, les prix se réfèrent à un plat de résistance, généralement assez copieux cela dit, pour que l'on se permette de se passer du reste. Les fauchés d'entre les fauchés se nourriront essentiellement dans les warungs, ces gargotes équipées de quelques tables le long des routes, où la note dépasse rarement les 10 000 Rps (0,90 euros€).
- Très bon marché : autour de 10 000 Rps (0,90 euros).
- Bon marché : jusqu'à 30 000 Rps (2,60 euros€).
- Prix moyens : de 35 000 à 60 000 Rps (2,60 à 5,20 euros).
- Plus chic : à partir de de 60 000 Rps (5,20 euros€).

Transports

Vous ne vous ruinerez pas dans les transports. Les tarifs peuvent fluctuer en fonction de l'endroit et du prix des carburants mais, pour vous donner une idée, il faut compter :
- 2 000 Rps (0,20 euros€) pour une course en bemo ou en minibus à l'intérieur d'une ville ;
- 2 000 Rps (0,20 euros€) le kilomètre en becak (cyclopousse) ;
- environ 4 000 Rps (0,3 euros) le kilomètre en taxi ;
- 50 000 Rps (4,30 euros) pour 12 h de bus en classe ekonomi (comptez le double en bus climatisé) ;
- 170 000 à 520 000 Rps (15 à 45 euros€) pour la liaison Surabaya-Makasar en bateau (24 h de traversée), selon la classe ;
- environ 300 000 Rps (26 euros) pour un billet d' avion Jakarta-Padang.
À noter que les prix ont tendance à augmenter pendant les vacances des Indonésiens, soit de mi-décembre à fin janvier et de mi-juin à mi-juillet. À ce moment-là, il est préférable de réserver.

Pourboire

Comme dans la plupart des pays du Sud-Est asiatique, cette pratique s'est installée en même temps que le tourisme. Mais en Indonésie, elle demeure encore peu courante. Dans les hôtels et les restaurants, aucun pourboire n'est obligatoire, et ce d'autant que certains établissements vous infligent 10 à 15 % en sus pour le service.
Néanmoins, il faut y recourir lorsque les circonstances l'exigent, par exemple, pour les porteurs. Comptez alors 1 000 à 2 000 Rps selon le volume des bagages et l'importance du service rendu.

Marchandage

Il concerne quasiment tous les achats en Indonésie, vêtements, objets, etc. Par rapport au prix demandé, démarrer à 20 %, voire à 40 % (à titre indicatif). Sur certains artisanats, dans certains endroits, les prix peuvent parfois être divisés par 3, voire plus … En revanche, les restaurants ( harga pasti), les transports et les hôtels de luxe pratiquent tous des tarifs précis et affichent leurs prix.
La première règle est de connaître le juste prix, en s'informant auprès des autochtones. La seconde est de ne pas être pressé et de garder le sourire. Inutile de dire que l'objet désiré coûte trop cher : le touriste, quel qu'il soit, est toujours riche.
Quand vous estimez avoir donné votre prix limite, si le marchand refuse, éloignez-vous. Si jamais il vous laisse partir, c'est que vous avez été un peu trop gourmand.
Ne pas perdre d'heures précieuses en négociation, et ne pas oublier que les prix indonésiens sont parmi les plus bas du monde.

Cuisine et boissons

Cuisine

Le riz est la nourriture de base, bien sûr, et le plat national répond au nom de nasi goreng : riz frit avec des morceaux de viande finement hachée, des crevettes et des oeufs. La nourriture varie selon les îles.

Restaurants

- Les Indonésiens se restaurent rapidement dans les kakis limas (littéralement, « cinq jambes »). Ce sont de petites échoppes ambulantes où les soupes et le riz sont maintenus au chaud sur des braises.
Prix dérisoires pour des plats simples destinés à la population locale qui déjeune debout.
- Les warungs sont des restaurants simples avec des bancs autour d'une table. Le choix y est restreint, mais la cuisine relativement bonne. Là aussi, les prix sont dérisoires.
- Le rumah makan, plus classique, reste encore une solution économique, mais toutefois un peu plus chère que le warung.

Spécialités locales

- Bakmi goreng ou mie-goreng : nouilles frites avec légumes.
- Babi guling : cochon de lait rôti à la broche. Excellent quand il n'est pas trop gras. On n'en trouve jamais à Java et Sumatra, îles à dominantes musulmanes.
- Lontong : riz cuit à la vapeur et servi dans des feuilles de bananier.
- Gado gado : salade de légumes cuits, très épicée et accompagnée de sauce aux cacahuètes.
- Soto : soupe dans laquelle baigne un peu de tout, comme dans un ragoût.
- Soto bandung : soupe de tripes.
- Cap cai : sorte de chop suey.
- Ayam batutu : poulet farci grillé, servi avec des légumes, du tapioca et de la noix de coco. Spécialité de Bali.
- Krupuk : beignets de crevettes ou de poisson, tenant lieu de pain.
- Sate ou satay : petites brochettes (de poulet, de poisson, de porc, etc.) cuites sur la braise et servies avec une sauce aux cacahuètes ou au soja.
- Sambal : piments rouges pilés avec de la pâte de crevettes et du jus de citron. Incendie assuré !
- Gudeg : spécialité de Yogyakarta, composée du fruit du jaquier, cuit dans du lait de coco.
- Ayam goreng : poulet frit.
- Rijsttafel ou « table de riz » : en fait, c'est une invention hollandaise. Il s'agit de préparations indonésiennes de légumes, de viande, de poisson, d'oeufs, de volaille faisant la ronde autour d'une montagne de riz, agrémentées de krupuk (beignets de crevettes frites), de banane, de piments, de cacahuètes, de concombre mariné.
- Cuisine padang : sorte de fast-food indonésien où l'on vous présente une quantité de petits plats assez épicés sans que vous n'ayez rien demandé ! Rassurez-vous, vous ne payez que ce que vous avez mangé.

Boissons

- Les marques de bière les plus populaires sont Anker et Bintang. Elles sont brassées localement. Vous trouverez aussi des Heineken, San Miguel et de la Guinness.
- Le vin de riz (Brem) est soit de fabrication maison soit commercialisé sous la marque Bali Brem. Il faut s'habituer à son goût. Les vins n'ont rien à voir avec le produit de nos vignes. Le rosé est un peu sucré mais se pique rapidement. Le blanc est plus sec, donc plus buvable. On le trouve difficilement.
- L'eau n'est pas potable pour nos petits estomacs fragiles. Elle doit être bouillie avant consommation. Mais attention ! Les Indonésiens ont tendance à servir de l'eau tout juste réchauffée. Il faut donc demander medidih duapuluh menit, ce qui signifie « de l'eau bouillie pendant 20 mn ». Ne pas ajouter de glaçons souvent faits avec de l'eau impure ! Cela dit, il n'est pas toujours agréable, ni possible, de tout vérifier.
L'eau minérale se trouve heureusement très facilement et partout dans le pays (environ 2 000 Rps la bouteille).
- Le lassi est une boisson d'origine indienne à base de yaourt. Les amateurs de produits laitiers fermentés apprécieront particulièrement (les laitages sont rares dans le pays !). On en trouve essentiellement dans les endroits touristiques.
- Le café (kopi) est fait soit à base de poudre, soit à base de ... particules séchées de café qui infusent directement dans la tasse ou flottent à la surface ! C'est un produit du pays. Pas toujours excellent …
- Le thé est assez parfumé et plutôt léger. Il n'a rien à voir avec celui de la British cup of tea ! Demandez : teh panas (thé chaud) ; manis (sucré) ; pahit ou tawar (sans sucre) ; dingin (thé froid) ; melati (au jasmin).
- Les jus de fruits frais font fureur, surtout à YogyaKarta et à Bali. Passés au mixeur, ils gardent toute leur saveur. Vous serez surpris sur les marchés par toutes les boissons colorées dont les Indonésiens sont friands. Certaines ont de belles couleurs fluorescentes. Si elles sont agréables à l'oeil, évitez cependant de les tester.
- Green Sands : c'est une boisson gazeuse très rafraîchissante. Très faible teneur en alcool (moins de 1 % !). Elle mêle de la pomme et du citron. En résumé, ça à la couleur du Canada Dry, ça ressemble au Canada Dry, mais ... À goûter.

Culture

Médias

Depuis la chute de la dictature en 1998, le pluralisme de l'information ne cesse de se consolider. Le pays compte au moins 700 publications et 1 200 stations de radio, ainsi qu'une douzaine de chaînes de télévision nationales et locales. L'enthousiasme pour les médias électroniques a engendré le lancement de centaines de radios et chaînes de télé pirates que le gouvernement a bien du mal à réguler.
Les médias peuvent également profiter d'une des lois sur la presse les plus libérales d'Asie. Mais il existe encore des articles qui permettent de condamner des journalistes à des peines de prison pour « insulte au chef de l'État » ou pour « manifestation hostile envers le gouvernement »
Paradoxalement, dans un pays rongé par la corruption, les enquêtes sur ce fléau sont assez rares. De nombreux journalistes profitent du système des enveloppes qui permet d'acheter des reportages favorables.

Radio

On compte des centaines de radios privées locales, en concurrence avec les grands réseaux nationaux, le plus indépendant étant Radio 68 (89.2 FM), et au moins 60 radios FM dans la seule capitale. Sans oublier les centaines de radios communautaires qui émettent dans tout le pays.
Radio France Internationale ( RFI) ne peut s'écouter qu'à travers le satellite. En revanche, vous trouverez des programmes d'information en anglais en FM sur Elshinta (90 FM à Jakarta, RRI et Sonora (92 FM).

Télévision

Avec une douzaine de télévisions privées, notamment Televisi Pendidikan Indonesia ( TPI) et Metro TV, les Indonésiens ont plébiscité les médias électroniques. Mais certaines chaînes nationales sont toujours contrôlées par des proches de l'ancien dictateur Suharto. La loi adoptée en 2002 ne semble pas avoir réussi à garantir l'indépendance des chaînes.
Des chaînes régionales telles que Bali TV, Riau TV ou Jawa Post Televisi à Surabaya sont moins professionnelles mais plus indépendantes de la famille Suharto.

Presse écrite

Deux grands groupes se partagent le marché : Kompas-Gramedia, qui publie le journal de référence Kompass, et Jawa Post, présent dans tout le pays.
Trois quotidiens en anglais sont publiés à Jakarta : Jakarta Post, Indonesia Times et Indonesia Observer. Ils sont aussi vendus à Bali, mais à un prix majoré. À Bali, ceux qui pratiquent couramment l'anglais pourront acheter le Bali Post. Ces journaux ont de très bons sites Internet dans un pays qui compte plus de 10 millions d'internautes.
Malgré des déclarations favorables à la liberté de la presse, le président Susilo Bambang Yudhoyono n'a pas pris de mesures significatives pour la consolider. Les hommes d'affaires ou les politiciens mobilisent parfois des foules pour intimider les médias.

Cinéma

Un désert ! Les films sur l'Indonésie se comptent sur les doigts de la main. Sur place, on passe des films américains.
- L'année de tous les dangers : Australie, 1982. De Peter Weir, avec Mel Gibson , Linda Hunt , Sigourney Weaver . Sukarno dirige l'Indonésie depuis l'indépendance, mais le pays meurt de faim. Celui-ci, comme son leader, est déchiré entre musulmans et partisans du PKI, le parti communiste pro-chinois. Un jeune journaliste australien débarque à Jakarta. Un photographe lui offre un scoop : l'interview du chef du PKI. Un classique des fils de « reporters ». Vous nous direz que c'est une vision occidentale du coup d'État anti-communiste de 1965, mais il a le grand mérite d'exister.
- Toute la beauté du monde : 2006. De Marc Esposito. Nous voici à Bali et à Lombok pour suivre le chemin de Tina partie se retrouver au milieu des sublimes rizières pour oublier la mort de l'homme de sa vie. Voyage, découverte, échappée : l'île de Bali se prête merveilleusement à se « ressouvenir »

Géographie et climat

Géographie

De l'eau et des îles (plus de 13 000 !) - dont certaines ne dépassent pas la taille d'un rocher -, le tout s'étendant sur 5 000 km ... Les Indonésiens appellent leur pays Tanah Air Kita, ce qui signifie « notre terre et notre eau »

L'archipel constitue une mosaique de 360 groupes ethniques parlant 250 langues dont certaines comportent plusieurs dialectes (avec une langue commune, le bahasa indonesia, imposée depuis l'indépendance) et de 223 millions d'habitants.

L'Indonésie comprend (d'ouest en est) la grande île de Sumatra avec sa poignée d'îles satellites, puis dans l'enfilade Java, Bali, et encore une longue traînée d'îles. Au-dessus, l'île de Kalimantan (Bornéo) dont la partie nord appartient à la Malaisie. A côté d'elle, l'île de Sulawesi (les Célèbes) avec ses grandes baies qui lui donnent l'aspect d'une amibe vue au microscope. Plus à l'est, encore et encore des îles dont les fameuses Moluques ... et enfin West Irian, sur la partie occidentale de l'île de la Nouvelle-Guinée, avec sa frontière peu naturelle : un trait tiré tout droit et qui coupe l'île en deux avec la Papouasie.

Comme l'Indonésie se situe grosso modo à cheval sur l'équateur, le soleil se lève et se couche avec la régularité d'un métronome : lever à 6 h et coucher à 18 h.

Le feu sous la cendre

Les volcans sont partout : on en compte quelque 400, dont 70 toujours en activité. Hormis l'aspect destructeur lors d'une éruption, les cendres des volcans fertilisent le sol d'une façon incroyable. L'Indonésie est la zone la plus active du globe si l'on considère le rapport volcans-éruptions. Plus de 400 cônes y ont été recensés. C'est à Java qu'on en dénombre le plus (120). Leur altitude varie de quelques centaines de mètres jusqu'à 3 700 m.

Climat

Il existe 2 saisons, même si elles sont moins marquées car le climat équatorial est fortement atténué par les influences maritimes. Plus vous vous dirigez vers le nord, plus il fait chaud et humide. La mousson sèche dure de mai à octobre tandis que la mousson humide, provenant de la mer, sévit de novembre à avril.
Les plus fortes pluies sont enregistrées entre décembre et mars. La température oscille entre 22 et 34 °C sur terre et 26 à 29 °C dans l'eau. La meilleure saison pour visiter l'Indonésie se situe entre juin et septembre. Sinon c'est bien quand même !

Environnement

L'Indonésie reste un formidable réservoir naturel (faune, flore, mers, volcans, des espèces uniques, la plus grande fleur du monde, et on en passe...). Mais le mot « environnement » ne figure pas encore dans la liste des Pancasilas, les devoirs et les principes de la nation. Dommage !

D'un point de vue gouvernemental ou individuel, les énormes intérêts en jeu ainsi que la négligence ou la simple indifférence ont souvent conduit les Indonésiens à exploiter à tort et à travers, et même à vendre leurs propres ressources, leurs propres richesses. Cela va de l'exploitation forestière (catastrophique) au trafic des tortues vertes de Bali, et puis de la destruction du corail au massacre des napoléons (poissons protecteurs du corail mais très appréciés des gourmets ...) ou des crocodiles, en passant par l'élevage des perles de culture vendues aux Japonais, ou encore, plus simplement, la vente des oiseaux rares et celles des singes.
L'Indonésie a donc encore du chemin à faire pour comprendre qu'elle doit préserver ses richesses au lieu de les vendre pour une rentabilité immédiate mais nulle à long terme. En regard de la crise que traverse le pays, on objectera que cette préoccupation est celle d'une société riche et développée ... Mais cette exploitation sans contrôle ni vergogne n'a-t-elle pas contribué d'une certaine façon à l'effondrement de l'économie ? Et qu'adviendra-t-il de ces ressources, de ce capital naturel et du tourisme, si cette exploitation sans limites se poursuit ainsi ?

Hébergement

Les losmen

Ce sont de petits hôtels locaux, généralement à un seul niveau, qui s'articulent autour d'une cour intérieure. Les moins chers sont vraiment basiques: petites chambres, salle de bains commune et toilettes à la turque (généralement sans papier) et un bac d'eau dans lequel flotte une cassolette pour s'asperger. Mieux vaut avoir ses tongs ... et ses boules Quiès ! Pas de petit déjeuner compris, tout au plus du thé ou du café.
Mais il existe aussi les losmen presque idylliques, avec un beau jardin, un bon restaurant, des chambres impeccables équipées de beaux sanitaires (avec douche chaude et lavabo). Le petit déjeuner sera ici compris dans le prix.
Quels que soient les tarifs, cela dit, les losmen sont généralement des établissements familiaux, propices aux contacts. Leur propreté dépend bien sûr des gens qui les tiennent ...

Les wisma

Plus cher que le losmen et parfois appelé pondok, le wisma est une « pension de famille » (le mot wisma vient de l'Inde). La frontière entre losmen et wisma est vague. Sans compter le fait que certains petits établissements sont appelés guesthouse, homestay, voire lodge ou cottage.
Ajoutez-y le penginapan, la forme la moins chère de logement : c'est une pièce nue avec juste un lit et éventuellement une table et une ampoule électrique.

Chez l'habitant

Dans beaucoup de villages dépourvus de ressources hôtelières, il est possible de loger chez l'habitant. Ne pas compter sur une chambre individuelle, mais juste sur un lit. Il faut toujours s'adresser au chef du village, le kepala desa ou le kepala kampung. C'est lui qui régit tout ce qui touche à la vie de son village, et c'est donc avec lui qu'il faut négocier.
Les villageois sont très hospitaliers et gentils. Leur donner un ou deux « petits cadeaux » et leur offrir des cigarettes ou faire des photos que vous leur enverrez à votre retour.

Les hôtels

On désigne ainsi les établissements ayant une réception dans un bâtiment à plusieurs étages. Cela dit, il en existe de très bon marché et dont d'une propreté parfois douteuse. Plus l'hôtel est cher, plus il aura de chances d'être bien tenu, confortable et plaisant. À qualité équivalente néanmoins, les tarifs sont nettement inférieurs à ceux pratiqués chez nous, de sorte qu'il est parfaitement possible, en Indonésie, de se payer un hôtel de grand luxe pour les prix d'un petit 2-étoiles en France !
Hormis certains palaces de Jakarta ou de Bali (peu abordables), la plupart offrent des chambres standardisées, disposent en principe d'un restaurant. Le petit déjeuner est souvent compris dans le prix. Seuls ceux d'une certaine catégorie prennent les cartes de paiement.

Santé et sécurité

Santé

- Se reporter impérativement à la rubrique « Avant le départ » pour la liste des vaccinations conseillées.
- Rappelons-le, il est indispensable, pendant toute la durée de votre séjour en Indonésie, de suivre un traitement antipaludique. L'ensemble du pays est passé en zone 2 ou 3 (sauf les grandes villes qui sont indemnes de tout paludisme). Renseignez-vous auprès de votre médecin ou de votre pharmacien avant le départ. Beaucoup voire la totalité des répulsifs antimoustiques ou anthropodes vendus en grande surface ou en pharmacie sont peu ou insuffisamment efficaces. Seul le laboratoire Cattier-Dislab propose la gamme Repel Insect, enfin conforme aux réglementations du ministère français de la Santé
- Attention aux amibes gloutonnes (eau, salade, fruits de mer...) qui transmettent une maladie potentiellement mortelle.
- L' hépatite A, transmise par l'eau et l'alimentation, est très fréquente : vaccination indispensable.
- Par ailleurs, en raison des changements d'alimentation et de climat, on échappe rarement à ce que l'on appelle une turista. Se munir d'un antiseptique intestinal. En cas de diarrhée, boire beaucoup de thé chaud et se gaver de riz nature. Prendre des médicaments appropriés.
- Votre trousse médicale de secours doit comporter de l'aspirine, de l'alcool à 70 °C, des pansements, des pastilles ou des filtres pour aseptiser et purifier l'eau, des antibiotiques contre les infections respiratoires (climat humide oblige) et des produits de haute protection solaire.

Quelques règles à respecter pour rester en bonne santé

- Ne jamais boire d'eau non bouillie. Se contenter de boissons capsulées ou purifiées par vos soins (comprimés, filtres microbiens).
- Résister aux délicieux jus de fruits servis avec de la glace. Ou alors, c'est à vos risques et périls !
- Ne jamais se baigner dans les eaux douces comme les autochtones qui, eux, sont immunisés ou malades. Se contenter de la mer. On évite ainsi bilharziose, hépatite et autres désagréments.
- Se méfier des coupures et égratignures. Sous les tropiques, elles peuvent mettre beaucoup plus de temps à guérir.
- Garder une crème antiseptique dans un coin du sac.
- Avoir du baume du tigre, qui est à la fois une excellente crème préventive et un calmant efficace.
- La chaleur, couplée avec l'humidité ambiante peut provoquer l'apparition de boutons. Bien se sécher après une douche ou un bain de mer, porter des vêtements amples et légers, mettre du talc là où se créent des frottements et éviter de boire de l'alcool sont de petites précautions de base.
- Garder aux pieds des tongs en plastique sous la douche est un moyen efficace de se protéger de tous les champignons divers qui fleurissent sous les tropiques.
- C'est bête, mais entrer dans un centre commercial ou un restaurant avec une climatisation très puissante peut vous filer une angine en moins de temps qu'il ne faut pour le dire !
- L'Indonésie est un haut lieu de la grippe aviaire. Ne manger de volailles que bien cuites, éviter tout contact avec les volatiles et leurs fientes, et cela suffira.

Dangers et enquiquinements

L'Indonésie est le pays rêvé pour sortir des sentiers battus. Tout semble pousser à l'aventure, les milliers d'îles et ce côté « bout du monde » sont un appel irrésistible à l'exploration. Mais les mers de la constellation d'îles situées entre les Philippines et l'Indonésie sont infestées de pirates, et même les plus hardis risquent de se frotter à plus de frissons qu'escompté. En fait, l'aspect «mosaique» extraordinaire de ce pays pas tout à fait comme les autres est tel que la soif d'aventure et d'émotions sera comblée sans pour autant s'exposer à des risques inutiles.
Par ailleurs, du côté des enquiquinements, il y en a bien assez avec les bakchichs et la corruption rampante qui, déjà à eux seuls, peuvent être une vraie source d'ennuis. Mais, une fois de plus, un peu de bon sens, de la fermeté, assortis de courtoisie et, le cas échéant, de quelques centaines de rupies devraient venir à bout de la plupart des situations.

Vols

L'Indonésie n'est pas un pays spécialement dangereux, mais le contexte économique, la surpopulation et le développement du tourisme ont considérablement accru la petite délinquance. Voici quelques conseils pour éviter les arnaques les plus courantes :
- Ne jamais donner son nom d'hôtel lors d'un changement d'argent dans un money changer.
- Attention au paiement par carte de crédit dans certaines boutiques et autres agences peu scrupuleuses qui n'hésitent pas à céder à l'escroquerie.
- Etre très vigilant quant à la surveillance de ses bagages et autres effets personnels dans le bus aux heures de pointe, surtout à Jakarta.
- Ne pas hésiter à louer un coffre pour y mettre ses billets d'avion et autres paperasseries importantes (une photocopie du passeport par exemple), plutôt que de les trimballer sur soi, surtout pour une grande balade éloignée des centres touristiques (et ce pendant quelques jours).

Drogue

Le temps des soupes et des omelettes aux champignons hallucinogènes n'est pas tout à fait fini. Attention, les autorités ne font pas de différence entre les drogues dites « dures » et les drogues dites « douces », la loi indonésienne est impitoyable ! De belles affiches avec la sorcière Rangda, placardées dans la plupart des losmen, vous mettent en garde.
Il faut savoir aussi que les indicateurs bénéficient de l'immunité. De plus, très souvent, les revendeurs sont en fait des policiers en civil. Malgré les avertissements, certains touristes imprudents prolongent leurs vacances depuis quelques années à la prison de Denpasar.

Sports et loisirs

Le surf

Bali est l'un des endroits du monde où surf peut s'écrire en majuscule. Uluwatu et Kuta sont connues du monde entier pour leur sites de surf. À Sumatra, Padang a également ses adeptes.

La planche à voile

La planche à voile se pratique sur la rivière Kapuas, à Pontianak, dans l'ouest de l'île de Kalimantan.

Le scooter de mer

La pratique du scooter de mer nécessite un brevet nautique.

La plongée sous-marine

L'Indonésie est aussi - et pour cause ! - le paradis de la plongée sous-marine. Les récifs, les îles, les atolls de corail au large de Bunaken, au nord de l'île Sulawesi (Célèbes), ou les fonds de l'île Menjangan au nord-ouest de Bali, sans oublier les épaves...
L'un des plans touristes à ce sujet concerne une épave américaine, le USS Liberty, coulé pendant la dernière guerre par les Japonais, et qui repose entre 10 et 40 m de profondeur à Tulamben, sur la côte nord-est de Bali.
L'équipement peut souvent se louer sur place, ainsi que le moyen de transport vers le lieu de plongée. Si la plongée reste hors de portée de la bourse d'un routard peu fortuné, des palmes et un tuba se louent facilement, et l'archipel regorge d'endroits peu profonds et magnifiques à explorer, comme le récif de corail de Gili Trawangan, à Lombok.

Traditions

Religion

Voilà probablement un cas unique de neutralité bienveillante et de coexistence pacifique entre les ethnies et les religions, à part quelques exceptions. Fait incroyable (quand on connaît les ravages causés par les luttes religieuses en Inde, depuis l'indépendance) : en Indonésie, islam, christianisme, bouddhisme, hindouisme et animisme se côtoient sans heurts. Enfin presque. De sérieuses tensions se font jour depuis l'année 1996.

On remarque que l'islam est majoritaire à peu près partout, sauf à Bali. Dans ce pays présenté comme le premier pays musulman du monde, la pratique de la religion se fait, au quotidien et hors des périodes de crise, de façon très décontractée. Tant mieux !

Quelques infos essentielles

- Cohabitation étonnante de minorités chrétiennes dans une majorité musulmane. Très rare !
- L'islam est la religion dominante mais la loi islamique (la Charia) ne s'applique pas aux Indonésiens.
- Le voile islamique est interdit dans les écoles de l'État et obligatoire dans les écoles religieuses.
- Borobudur est le plus grand monument bouddhique du monde.
- Parmi les nombreuses questions que les Indonésiens soumettent aux touristes revient toujours celle de la religion : sachez qu'un occidental est a priori chrétien (kristen) aux yeux des Indonésiens. Avouer être athée est souvent mal perçu. D'ailleurs, la religion doit obligatoirement être indiquée sur la carte d'identité des Indonésiens. Sinon, ils sont considérés comme communistes (ce qui est très grave !).

Achats, artisanat et souvenirs

Vous n'aurez que l'embarras du choix et, quel que soit votre budget, vous trouverez certainement des souvenirs à rapporter.

- Argent et bijoux : principalement à Kota Gede (près de Yogyakarta), à Kota Gadang (à Sumatra) et à Bali.
- Batik : étoffe qui a fait l'objet d'une impression artisanale. Les parties qui ne doivent pas être colorées sont enduites d'une couche de cire avant d'être trempées dans la teinture.
- Les cornes de buffle ou de vache : travaillées avec beaucoup d'habileté ; on essaiera, peut-être, de vous les vendre pour de l'ivoire.
- Les noix de coco : ciselées et tellement ouvragées qu'elles se transforment en véritables boules de dentelle sur lesquelles sont représentées des scènes du Râmâyana.
- Les objets en écaille : en régression depuis qu'une campagne mondiale condamne le massacre des tortues. Celles-ci abondent dans les eaux indonésiennes et leur chair est très appréciée, ce qui explique la présence dans les boutiques de nombreux petits objets travaillés à la main, vendus à un prix modique : bracelets, peignes, boîtes à pilules, étuis à cigarettes. On vous les déconseille !
- Les porcelaines chinoises : elles trônent souvent au milieu d'un bric-à-brac dans les magasins d'antiquités. Méfiance ! Les Indonésiens sont passés maîtres dans l'art de copier et de vieillir des pièces qui ont déjà trompé plus d'un expert.
- La vannerie : le choix est considérable. Paniers, nattes, chapeaux, sets de table, éventails, tapis, petites boîtes. On peut aussi craquer devant les meubles en bambou ou en rotin, bon marché, mais il faut penser aux frais et aux délais d'acheminement par bateau (en forte augmentation depuis la crise). Ne pas oublier non plus que le bambou risque de mal s'acclimater à un brusque changement de température.
- Les cuirs : à Java, nombreux objets en peau, tels que ceintures, sacs, sandales. Le cuir n'est pas teinté mais prend à l'usage une belle patine. La finition, principalement au niveau des coutures, peut laisser à désirer.
- Les disques compacts et cassettes : on trouve des CD et des K7 un peu partout dans les grandes villes et dans les centres touristiques. Plein de choix et c'est vraiment très bon marché, mais pour les cassettes la qualité n'est pas toujours au rendez-vous. Pour vous épargner des surprises désagréables, demandez à en écouter des extraits avant l'achat. Se méfier des cassettes vraiment trop bon marché ; elles sont toujours de mauvaise qualité.
- L'électronique : la proximité de Singapour et le taux favorable du change mettent l'électronique à des prix très abordables. Les amateurs de matériel photo, entre autres, seront comblés. Penser toutefois à la douane au retour.
- Le kain ikat : tissu fabriqué à partir de fils peints un par un et tissés ensuite dans une débauche de couleurs et motifs propres à l'Indonésie.
- Les kriss (keris) : couteaux à la lame généralement ondulée, caractéristiques de la civilisation malaise.
- Les marionnettes et masques : marionnettes en peau de buffle ou de bois, très décoratives, que l'on propose principalement à Java. Les marionnettes vendues aux touristes sont toujours de fabrication récente. Les masques tiennent quant à eux une place importante dans le théâtre indonésien. Ils sont taillés dans un bois léger.
- Les sculptures sur bois : à Java et Bali, les sculpteurs sont souvent des artistes de talent. La qualité du travail et la nature du bois déterminent le prix des oeuvres. Le choix va de la statuette au panneau en passant par des oeuvres abstraites.
- Les vêtements : à Bali, les magasins de vêtements sont légion. Dans ces échoppes, il est possible d'acheter des vêtements très originaux à des prix qui valent ceux de Tati. On travaille à Bali le cuir et la fourrure.

Wayang

Ce mot signifie « ombre » mais, par déformation, il désigne aussi toutes les formes de théâtre, y compris le wayang Orang, c'est-à-dire le théâtre humain. Les représentations ont lieu le soir. On utilise un vaste écran de 4 m de long sur un peu plus de 1 m de haut, tendu sur un cadre de bambou. Un tronc de bananier sert à planter les marionnettes et à les maintenir droites. Le montreur (dalang) est assis en tailleur sous une lampe à huile dont la lumière va réfléchir les ombres et créer toute la magie du spectacle.

Coutumes et savoir-vivre

Quelques attitudes à bannir d'office de ses habitudes :
- discuter les mains sur les hanches, car c'est ainsi qu'on défie quelqu'un avec qui on veut se battre ;
- désigner quelqu'un avec l'index ; utiliser plutôt le pouce ou, mieux, toute la main, paume tournée vers le bas ;
- s'embrasser en public, même pour la bise entre parents ;
- danser enlacés, sauf dans les lieux très occidentalisés ;
- s'asseoir par terre, les plantes des pieds orientées vers quelqu'un ;
- pénétrer dans un temple balinais sans sarong autour de la taille, dans un temple ou une mosquée jambes nues ou en chemise sans manches, dans une mosquée en gardant ses chaussures ;
- manger, tendre ou recevoir quelque chose de la main gauche, car elle est considérée comme impure.

À savoir

- Quand vous vous rendez dans une administration ou un bâtiment officiel, il faut impérativement avoir une tenue correcte. Un pantalon est de rigueur pour un homme comme pour une femme.
- Personne n'aime dire « non » ou « non, je ne sais pas », ce qui peut s'avérer être enquiquinant lorsque l'on veut demander son chemin ! Sourire équivaut en général à dire non.
- Il faut retirer ses chaussures et les laisser à l'extérieur avant d'entrer dans une maison.
- Bien que tous les lieux de prière soient ouverts au public, il est plus convenable de demander l'autorisation avant d'y pénétrer, surtout si une cérémonie est en cours.
- Éviter de photographier les Balinais prenant leur bain en fin de journée au bord de la route.
- Ne jamais donner d'argent à ceux qui tendent la main. À Bali, la mendicité est un produit du tourisme. Ne pas l'encourager.

Fêtes et jours fériés

Dans l'archipel, il en existe tant que, si l'on se débrouille bien, on peut faire la fête 365 jours par an ! Elles sont difficiles à dater, car elles se décalent de 10 ou 11 jours chaque année, suivant le calendrier lunaire (pleines et demi-lunes).
On trouve le calendrier des fêtes locales dans les offices de tourisme régionaux. Il existe aussi l' Indonesia Calendar of Events, qui recense les fêtes, événements et cérémonies de tout l'archipel. Il est disponible dans les bureaux de la Garuda et à l'office du tourisme.
Les principales fêtes sont bien sûr des commémorations musulmanes.

- A Bali : les fêtes se déroulent tout au long de l'année. Les grandes crémations ont surtout lieu en août et en septembre.
- A Madura : courses de taureaux ( kara pan sapi) en septembre et octobre.
- A Sulawesi : cérémonies funéraires au cours desquelles on égorge des buffles. Fêtes marquant la fin de la récolte du riz.
- Ramadan : un mois de jeûne entre le lever et le coucher du soleil. Pendant cette période, le risque est grand de se faire réveiller à 3 h afin de manger... avant l'aube ! Beaucoup de restaurants sont fermés. Bien sûr, cela ne concerne pas Bali.
- Lebaran ou Idul Fitri : 2 jours fériés pour célébrer la fin de l'austérité du ramadan. Grande fête bruyante.
- Maulaud : anniversaire du prophète Mahomet.
- Awal Muharram : Jour de l'An musulman.
- Kartini : le 21 avril. Commémore l'anniversaire de Raden Ajeng Kartini, née en 1879. Elle était la fille du régisseur de Jepara à Java, et a créé une école de régisseurs afin de leur assurer une éducation de type occidental. Elle fut non seulement une nationaliste de la première heure, mais aussi une féministe convaincue dans un pays islamique, pendant l'époque coloniale ! Sa correspondance avec ses amis néerlandais a d'ailleurs été publiée. Elle s'y plaignait, entre autres, des coutumes islamiques.
- Hari Merdeka : fête de l'Indépendance, le 17 août. La préparation de cette commémoration donne lieu, à partir de début août, à de nombreuses manifestations (défilés, tournois sportifs, événements culturels). Si vous avez la chance de voyager à cette période, laissez-vous porter par l'ambiance.
- Noel, Nouvel An et Assomption : ces 3 jours sont fériés.

Transports

Attention, pendant les vacances des Indonésiens, soit de mi-juin à mi-juillet et de mi-décembre à fin janvier, les bus, trains et avions sont pris d'assaut. Moralité : il faut réserver sa place le plus longtemps possible à l'avance.
À noter que le coût des billets a tendance à être un peu plus élevé aussi durant cette période. La plupart du temps, on ne peut acheter son titre de transport que dans la ville de départ, donc jamais d'allers-retours (sauf bien sûr pour l'avion).

Avion

Meilleur marché qu'en Europe. Les avions sont rarement pleins mais si vous voulez bénéficier des meilleurs prix, mieux vaut toujours acheter son billet le plus tôt possible, même si l'avion n'échappe pas non plus à l'inflation d'après-crise.
Ne pas oublier de garder des roupies pour régler les taxes d'aéroport : 100 000 Rps (soit 9 euros) pour un vol international, 30 000 Rps (soit 2,60 euros) pour un vol intérieur.

Les principales compagnies

- Garuda est la compagnie nationale, et la plus sérieuse. De nombreuses réductions (dont un pass) en achetant vos billets en Europe. Internet : www.garuda-indonesia.com.
- Air Asia dessert l'Indonésie et le Sud-Est asiatique en low-cost. Internet : www.airasia.com.
- Lion Air fait une grosse percée. La compagnie dessert tout l'archipel et assure en plus quelques liaisons dans le Sud-Est asiatique. Internet : www.lionair.co.id.
- Merpati dessert surtout l'est de l'archipel, Irian Jaya compris.
Et puis, il y a encore Adam Air (www.adamair.co.id) , Batavia (www.batavia-air.co.id), Sriwijaya, Airefata, Jatayu, pour ne citer que celles-là

Train

La meilleure formule pour voyager. On évite ainsi les frayeurs de la route. Mais il n'existe des liaisons ferroviaires qu'à Java et à Sumatra ! À Java, les lignes de chemin de fer relient les principales villes. Plusieurs départs par jour dans les deux sens sur les lignes Jakarta-Yogya et Yogya-Surabaya.
Les 3ème classes sont un enfer si le train est plein. Pour cette classe, on ne peut acheter son billet qu'une heure à l'avance.
Certaines villes comme Jakarta ont plusieurs gares (Gambir, Kota et Pasar Senen), mieux vaut donc se renseigner sur la gare de départ selon sa destination.

Bateau

La Pelni Line, compagnie maritime indonésienne, dessert presque toutes les îles du pays. Elle possède une trentaine de ferries reliant, avec Jakarta pour centre, les principaux ports de l'archipel. Toutefois, la fréquence des départs a baissé ces derniers temps, notamment à cause de l'essor de l'avion.
- Pelni : 18 jalan Angkasa, Jakarta. Tél. : (021) 63-85-77-47 ou (021) 633-43-42. Internet : www.pelni.co.id.
Il existe d'autres compagnies locales ou spécialisées dans certaines lignes, avec des niveaux de confort différents et un principe de navigation variable.

Bus

Comme dans tous les pays en voie de développement, c'est le mode le plus répandu. Les grandes îles sont sillonnées par plusieurs compagnies de bus qui se font concurrence. Il existe un rapport évidemment proportionnel entre le confort, la rapidité et le tarif. Vous pourrez choisir entre les bus ekonomi, qui prennent des voyageurs n'importe où sur le trajet, et les bus patas qui sont des express avec air conditionné.
Dans tous les cas, vous devrez affronter la conduite sportive des chauffeurs indonésiens et leurs coups de klaxon intempestifs. Dans l'ensemble, les routes sont en bon état.
Les billets s'achètent aux bureaux des différentes compagnies, situés dans les gares routières ou ailleurs en ville. Dans certaines villes, il est également possible d'acheter sa place dans des agences de voyage privées, mais n'oubliez pas qu'alors, une commission est prise au passage. Enfin, il faut savoir qu'il est normal de payer une taxe (symbolique) dans les terminaux de bus pour tout départ vers l'extérieur de la ville.

Stop

Les camions ou camionnettes s'arrêtent assez facilement à Java et à Bali, mais les chauffeurs demandent de l'argent pour le lift. On peut aussi tenter sa chance avec les motos, mais elles vont rarement loin. De toute façon, là aussi, il faudra payer.

Moto

À Bali et au pays toraja (Sulawesi), c'est la solution idéale depuis longtemps déjà. Le port du casque est obligatoire (l'amende est plus que salée, on vous aura prévenu). La conduite est une affaire périlleuse, ne l'oubliez jamais ... En comparaison des Indonésiens, on peut dire que les Italiens conduisent à la suédoise ! Donc, prudence et allure modérée … Toujours vérifier soigneusement le contrat d'assurance et l'état du véhicule.
Pour les petites cylindrées (scooters et autres), on ne vous demandera, en principe, pas de permis mais au-delà de 125 cc, il vous faudra produire un permis moto (à faire valider « permis international » avant votre départ).
Sinon, on peut le passer sur place, du moins à Bali. Rien de plus facile … et de plus scandaleux ! Il se passe accompagné d'un loueur de motos. Si vous avez de l'argent et votre passeport et que vous n'êtes pas soûl, impossible de le rater ! Suffisamment de touristes couverts de pansements vous le confirmeront ! À notre avis, l'Indonésie est certainement le dernier endroit où « apprendre » à conduire une moto.

Bicyclette

Certaines datent de l'époque coloniale néerlandaise. Mais on trouve de plus en plus de modèles élaborés, légers, etc. Peu chères à la location ; les collines et les montagnes en font toutefois un moyen de transport très limité. Attention aux vols.

Taxi

Bon marché, avec quelques variations infimes entre les villes. À Jakarta, la plupart des chauffeurs viennent de leur province et ne connaissent pas la ville. Exigez toujours le fonctionnement du compteur, quand il y en a un... et qu'on ne vous dit pas qu'il est rusak (« cassé ») ! « Compteur » se dit argometer. Sinon, négocier le prix de la course à l'avance (si possible, après vous être renseigné auprès des locaux). Dans le cas contraire, arnaque garantie !
On peut aussi louer des taxis à l'heure pour certaines excursions.

Minibus, bemo, oplet et autres mikrolet

C'est le moyen de transport utilisé à l'intérieur des villes et autour de celles-ci, bref, pour les petites distances. Il est souhaitable de demander à un voyageur le prix normal du trajet ( harga biasa, berapa ?), histoire de ne pas se faire arnaquer.
Dans les villes, les minibus et bemo sont souvent difficiles à utiliser car on ne sait pas bien où ils vont. Le mieux est de se rendre au terminal où vous n'aurez qu'à prononcer le nom de votre destination pour qu'on vous indique le bon minibus. Ceux-ci ne démarrent que lorsqu'ils sont pleins.

Dokar, cidomo et andong

Ce sont des charrettes ou bien des fiacres tirés par des chevaux. Le dokar a deux roues et l' andong quatre. Le cidomo est une contradiction de cikar, dokar et motor. Il s'agit d'un dokar où des roues de voiture ont remplacé les traditionnelles roues en bois. Il remplace peu à peu le dokar car il est beaucoup plus confortable et peut contenir de 2 à 4 voyageurs. C'est un moyen de transport très pittoresque, mais lent. En voie de disparition à Bali et à Java, sauf à Yogyakarta et à Bogor. A Nusa Tenggara, on rencontre beaucoup de cidomo car les Indonésiens les utilisent fréquemment.

Becak (prononcer « betchak »

Il s'agit d'un cyclopousse à trois roues, décoré de peintures naïves. Le conducteur, juché sur sa selle, peut transporter plusieurs personnes mais vous, vous ne monterez pas à plus de 2 ! Dans le centre des villes, ils sont désormais interdits à la circulation. C'est à Jogyakarta qu'on les utilisera le plus. Toujours marchander le prix. Les conducteurs de becak représentent l'une des classes les plus défavorisées des travailleurs. Ils ont la réputation d'être contestataires et indisciplinés, et attendent de vous que vous soyez généreux !

Bajaj (prononcer « badjadj »

Vespas-taxis surtout répandus à Jakarta. Pas forcément pratique, le centre de la capitale leur étant interdit dans la journée.

Voiture de location

Cela reste la meilleure solution, si l'on en a les moyens (compter environ 30 euros par jour avec chauffeur). C'est la formule idéale pour Bali, mais aussi pour les grandes îles telles que Java ou Sumatra. La présence d'un chauffeur local est vivement conseillée. Quand on voyage à plusieurs, on constate que la location n'est pas un luxe inabordable.
De plus, l'essence est bon marché. Il n'y a pas de stations-services partout, il est donc préférable de se munir de jerricans si l'on veut se rendre dans les petits coins perdus. Méfiez-vous de l'essence vendue dans les petits magasins ou à la sauvette sur les trottoirs : elle est de mauvaise qualité et fait hoqueter la voiture !

Pour ceux qui souhaitent conduire eux-mêmes, n'oubliez pas :
- que la conduite se fait à gauche, en théorie, même si en pratique c'est un peu n'importe quoi !
- Permis de conduire international exigé
- Lors de la location, on vous propose en général une assurance standard comprenant une franchise qui va grosso modo de 80 à 300 euros. ELLE NE SUFFIT PAS ! Il faut absolument exiger du loueur la responsabilité au tiers ( third party liability).
- Respectez les feux rouges (quand il y en a) et mettez bien vos ceintures de sécurité

Autres moyens de transport

Dans certains endroits, possibilité de louer des chevaux, surtout dans les coins montagneux de Java. Dans les îles éloignées, des camions équipés de bancs à l'arrière sont souvent le moyen de transport public n °1.
Parfois, il est possible de se faire emmener à l'arrière d'une moto ou ojek. Ce moyen de transport se développe furieusement dans les grandes villes, où ces petites Yamaha 113 cm3 se faufilent partout (vraiment partout) pour snober les embouteillages. Sensations fortes garanties !

Vie pratique

Décalage horaire

Trois fuseaux horaires découpent l'Indonésie. Pour Sumatra, Java, le centre et l'ouest de Kalimantan : ajouter 7 h à l'heure de Greenwich (GMT + 7). Pour Bali, Nusa Tenggara, le sud et l'est de Kalimantan, Sulawesi : 8 h d'avance sur le méridien de Greenwich (GMT + 8). Pour Irian Jaya et Maluku : GMT + 9.

En résumé, quand il est midi en France, il est :
- 18 h à Bali (horaire d'été) ou 19 h (horaire d'hiver) ;
- 17 h à Java (horaire d'été) ou 18 h (horaire d'hiver).

Distances, poids et mesures

Le système métrique est utilisé la plupart du temps, sauf dans les rares enclaves qui ont connu l'influence britannique. Mais si les distances sont correctement évaluées, en revanche, la durée d'un parcours varie considérablement selon les îles et l'état des routes (ou de ce qui sert de route !). A la saison des pluies, les routes se transforment en patinoires et les pistes en piscines, ce qui rend tous les horaires de bus caducs.

Électricité

Il n'y pas si longtemps tout était en 110 volts, mais le 220 V est aujourd'hui très largement répandu. Mais, avant de brancher un rasoir ou quoi que ce soit d'autre, il vaut quand même mieux y regarder à deux fois !
En revanche, l'électricité reste une application futuriste dans beaucoup d'endroits, et comme elle est très chère, les ampoules sont de faible puissance (25 W). Donc, une fois la nuit tombée, c'est plutôt l'ambiance dîner aux chandelles ! Une torche électrique ne sera pas de trop, car même l'éclairage des rues est rare et plutôt tamisé.

Horaires

En règle générale, les administrations et les bureaux ouvrent du lundi au vendredi de 8 h à 15 h ou de 9 h à 16 h. Les bureaux de poste sont ouverts du lundi au samedi de 8 h à 16 h ou 18 h, sauf dans les petites villes où ils ferment plus tôt le vendredi et le samedi.
Les restaurants et petits magasins n'ont quant à eux pas de jour de fermeture, de même, en général, que les centres commerciaux, souvent ouverts jusqu'à 21 h ou 22 h.
Les Indonésiens sont très matinaux(la vie reprend avant 6 h) et donc couche-tôt. L'animation se prolonge rarement au-delà de 22 h.

Langue

Le bahasa indonesia est la langue officielle depuis l'indépendance (1945). Le bahasa indonesia est la langue officielle depuis l'indépendance (1945). Comme le malais, l'indonésien est une variation d'une même langue : bahasa malayu,pratiquée dès le VIIe siècle dans l'archipel. L'indonésien est la 6elangue du monde par le nombre de ses locuteurs : qui dépassent les 200millions. Transcrite en caractères indiens puis arabes, elle a étéromanisée en 1928 sous la colonisation néerlandaise.

L'Indonésie compte en outre plus de 250 langues et dialectes parlés par plus de 300 groupes ethniques. Certaines de ces langues, comme le sundanais, le javanais et le balinais, influencées par l'Inde ancienne, possèdent une littérature élaborée et trois niveaux de langue correspondant aux trois principaux groupes sociaux.
Le bahasa indonesia est une langue sans ton (prononciation comme en français). Quelques exceptions : « j » se prononce « dj », « c » se prononce « tch » et « u» se prononce « ou ». Enfin, le « h » se prononce comme en anglais.
Le pluriel s'effectue grâce au doublement du mot. Par exemple : nyonya (madame) devient au pluriel nyonya nyonya à l'oral, et s'écrivait nyonya 2 jusqu'en 1974.

Il n'y a ni conjugaison, ni temps.
- Phrase négative : tidak (ou ngga) avant le verbe. Par exemple : « Je ne parle pas indonésien » : Saya tidak bisa bahasa indonesia.
- Phrase négative : tidak avant le verbe ou bukan avant un nom ou un adjectif.

L' anglais est couramment parlé dans les endroits touristiques. Mais dès qu'on s'éloigne des sentiers battus, une connaissance minimum de l'indonésien s'avère indispensable.

Voici quelques mots d'indonésien pour vous aider :

- oui : ya
- non : tidak ou bukan
- bonjour (jusqu'à 11 h) : selamat pagi
- bonjour (de 12 h à 15 h) : selamat siang
- bonjour (de 15 h à 18 h) : selamat sore
- bonsoir : selamat malam
- bonne nuit : selamat tidur
- au revoir : selamat jalan (si vous restez) ou selamat tinggal (si vous partez)
- à bientôt : sampai jumpa (ou bertemu) lagi
- s'il vous plaît : tolong
- excusez-moi : ma'af
- pardon permisi
- merci (beaucoup) terima kasih ( banyak)
- comment allez-vous ? : apa kabar ?
- ça va : baik baik

Poste ( kantor pos)

Elle est plutôt efficace. Comptez une semaine pour l'acheminement d'une lettre à destination de la France depuis Jakarta, une dizaine de jours depuis Bali. Attention, depuis la crise, les tarifs postaux vers l'étranger ont connu une sérieuse inflation ! Compter environ 9 000 Rps (0,80 euros€) pour une carte postale vers la France. Même chose en ce qui concerne les expéditions de colis. Envoyer ses jolies statuettes par bateau ou par avion devient de plus en plus onéreux.
Les timbes s'achètent dans les bureaux de poste, où l'on trouve généralement aussi des enveloppes et des cartes postales. Le courrier peut aussi être confié à la letter box d'un hôtel.
- Il existe des services de poste restante dans les principales villes. Pour une bonne réception, adresser le courrier avec le nom écrit en lettres majuscules, puis kantor pos, la ville et l'île. Les pertes de courrier sont principalement dues à une classification faite à partir du prénom et non du nom ...
- Faire oblitérer son courrier devant soi est une précaution non négligeable.

Télécommunications

Téléphone

Le réseau s'est sensiblement amélioré ces dernières années tandis que les grandes antennes relais étendent la couverture des portables dans tous les recoins du pays.

- Indonésie vers France : composer le 001 + 33 + le numéro de votre correspondant à 9 chiffres (sans le 0 initial). Prévoir 10 000 Rps/mn environ (0,90 euros), légèrement moins la nuit.
- France vers Indonésie : composer le 00 + 62 + indicatif de la ville + le numéro de votre correspondant. Compter de 0,19 à 1,14 euros€/mn selon l'opérateur.
- Appels locaux : composer systématiquement l'indice de la ville. Les prix augmentent très vite selon la distance.
- Centres téléphoniques publics : appelés communément wartels (amalgame de warung et de telkom). Ouverts tous les jours de 8 h à 23 h environ, parfois 24 h/24. Plusieurs petites cabines. Pratique pour téléphoner dans le calme et sans soucis de facturation (le prix défile et un ticket est imprimé).
- Téléphones publics à pièces et à cartes : ceux-ci ne permettent pas d'appeler l'étranger.
- Utiliser son portable : après avoir éventuellement fait débloquer son portable, les malins et économes préféreront acheter une carte sim locale plutôt que d'utiliser un abonnement avec option internationale. Telkomsel est l'opérateur qui a la meilleure couverture. Prix d'achat d'un numéro : à partir de 10 000 Rps (0,90 euros€) avec environ 10 mn de communication offerte. Le prix moyen à la minute est de 1 500 à 4 000 Rps (0,13 à 0,35 €) selon l'opérateur et la distance.

Internet

Internet est en général accessible depuis les quartiers très touristiques (dans les cafés, les pensions). Cependant, sur l'ensemble du territoire, l'usage de la toile n'est pas encore très répandu et se limite aux capitales provinciales et aux grandes villes.
Les cybercafés s'appellent communément warnet (de warung et Internet). Les postes centrales disposent parfois de quelques ordinateurs. Prix : à partir de 6 000 Rps/h (0,50 €/h).

Fax

Les centres téléphoniques ( wartel) disposent normalement d'un fax, ainsi que les hôtels de catégorie supérieure (surtout à Java et à Bali).

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* Prix trouvé par un internaute le 04/01/2009 à 13h07

Dernière mise à jour : le 05/01/2009 à 13h07

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